Jiuzhaigou : la vallée Rize
Lassés de la pollution persistante qui recouvre Pékin d'un brouillard épais, nous décidons en ce mois d'octobre, de fuir cette atmosphère déprimante pour un paradis de fraîcheur à deux heures et demie de la capitale. Nous atterrissons à 3 500 m d'altitude dans un petit aéroport de montagne dans lequel nous croisons un grand nombre de tibétains en costume local. Jiuzhaigou est en effet situé au nord du Sichuan dans la province tibétaine d'Aba. C'est un lieu protégé classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Réserve naturelle, Jiuzhaigou a la forme d'un Y constitué par les 3 principales vallées du site, celles où les visiteurs sont autorisés à randonner. Nous avons commencé par la vallée de Rize, 18 kilomètres de long, partie droite du Y. Un système d'autocars roulant au gaz nous dépose au point le plus haut, 3 200 m, où nous démarrons notre marche. Nous sommes passés successivement par les endroits décrits ci-après.
Tout d'abord, la forêt primitive. C'est une forêt naturelle qui n'a jamais été exploitée ou influencée par l'homme.
Ces zones dont donc de plus en plus rares dans le monde et couvrent de très faibles superficies.
Le froid est très vif à cette altitude et le gel recouvre les pontons de bois que nous devons suivre impérativement.

Selon l'orientation, les brumes ne sont pas encore totalement dissipées.
Les premières teintes automnales offrent des points de vue grandioses.


A la sortie de la forêt primitive, le soleil est déjà bien haut et une superbe journée s'annonce.
Le lac aux herbes est le premier lac rencontré à 2 910 m au-dessus du niveau de la mer.
La majeure partie du lac est très marécageuse.
Long et étroit, il s'étend sur un kilomètre et demi.
Comme son nom l'indique, il est recouvert d'herbes et des fleurs s'épanouissent à sa surface.
De nombreux oiseaux ont élu domicile sur ses rives.
Ces couleurs extraordinaires, telles que vous les voyez sur les photos, sont bien réelles. Il n'y a pas de mot pour décrire leur variété, cela va du bleu ciel au turquoise en passant par le vert avec une infinité de nuances.
Le lac aux cygnes est à 2 900 m d'altitude et a une longueur de 2,3 km.
Il tient son nom au fait que les cygnes ont coutume de se poser à cet endroit, pour une courte pause, au cours de leur migration.
Il est, lui aussi, recouvert d'herbes par endroits. La vallée, ciselée dans les paysages d'altitude, est ici très étroite.
Le lac de l'arc de bambou est un lac peu profond : 6 m.
Véritable miroir naturel, les eaux paisibles du lac reflètent les courbes des montagnes.
Zhang Yimou est venu tourner ici l'une des scènes clés de son film "Hero".
Quelque 200 variétés d'algues peuplent les profondeurs et viennent colorer les eaux cristallines.
Les chutes du lac de l'arc de bambou ne sont pas très hautes mais s'étalent en longueur.
Le lac du panda est à 2 600 m d'altitude et a une profondeur de 14 mètres.
Il doit son nom au fait que des pandas vivent autour du lac.
Seule une variété spéciale de carpes peut survivre dans ces eaux très froides.
Les eaux ont des couleurs très changeantes aux différentes heures de la journée.
Le lac du Panda a, lui aussi, ses chutes mais elles sont peu impressionnantes.
Le lac multicolore ou la beauté à l'état pur. Cela se passe de commentaires !
Sur les bois morts se déposent des mousses lesquelles favorisent ces ravissants jardins flottants .
Les chutes du banc de perles forment un rideau d'une largeur de 112 m. L'eau traverse tout d'abord des moraines et s'élance d'un banc calcaire en pente pour se vider 28 m plus bas.
Il existe à Jiuzhaigou 17 groupes de cascades.
Le lac miroir n'a pas tenu ses promesses : comme son nom l'indique, sur ses eaux se reflètent les paysages alentour mais un coup de vent soudain a ridé la surface de l'eau et a empêché toute réflection. Le temps est assez variable dans cette vallée.
Les chutes de Nuorilang (nom tibétain désignant la grandeur d'un dieu masculin) larges de 270 m et hautes de 24,5 m sont considérées comme le symbole de Jiuzhaigou.
En hiver, elles se transforment en sculptures de glace.
Jiuzhaigou est ouvert depuis 1984. Sur 720 km2 d'espace protégé, 140 km2 sont ouverts au public C'est ici que se déroule l'éco-marathon. L'endroit est reculé mais cela ne l'empêche pas de faire partie des destinations touristiques les plus courues des Chinois. Nous n'avons d'ailleurs croisé que très peu d'Occidentaux.





















































































